Hors du bistro, la politique !

Sur Partageons mon avis, dans mon billet d’hier, je tentais de montrer que notre économie moderne ne peut pas survivre sans un minimum de précarité.

Néanmoins, je ne montrais que la version gauchiste de cette thèse, qui pourrait se résumer ainsi : « La patronat et les puissances financières entretiennent un taux de précarité volontairement pour lutter contre l’inflation ». Si je m’y attaque de manière aussi outrancière c’est parce qu’ils nous cachent cette vérité pour nous éviter la dépression. Il n’en est pas moins vrai que toutes les périodes de prospérité économique se sont suivies de crises économiques : quand les gens ont trop de pognon, la production n’arrive pas à suivre la consommation, les prix augmentent, les boites ne tiennent pas leurs commandes : c’est le bordel.

Tous les efforts consistent donc à réguler tout ça et, malheureusement, ce sont les braves gens qui trinquent.

Aucun autre système économique n’ayant fait ses preuves nous n’allons pas nous crier immédiatement à la révolution, d’autant nous approchons de l’heure de l’apéritif.

Nous allons donc en faire une théorie de base que je vais exposer mais vous allez attendre d’avoir tout lu avant de vouloir m’étrangler : je ne suis pas totalement fou. Cette théorie est que notre montre capitaliste est composé de :

  • 2 ou 3% de riches,
  • 7 ou 8% de types qui se croient riches mais qui ne leur servent que de laquais,
  • 70 % d’intermédiaires de l’ouvrier au cadre supérieur, en passant par les retraités « normaux »,
  • 20 % d’exclus du système : Chômeurs, Petits retraités, Rmistes et autres allocateurs, Travailleurs précaires (temps partiels, CDD, intérimaires, … non choisis).

Dans cette dernière catégorie, le seul poste chiffrable est le taux de chômage. Le NAIRU est globalement le taux de chômage pour lequel le système s’équilibre. Il est de l’ordre de 9% en France.

 

Voilà, si ma théorie est exacte (et elle n’est pas entièrement fausse !), le but de toute politique est d’arriver à équilibrer le bazar. Ce qui équivaut d’ailleurs à équilibrer la précarité…

Nous avons ainsi 20% de la population qui paye l’équilibrage de notre système. On pourrait se dire que ça serait bien de répartir la misère sur les 90 du bas, mais il semble que ça ne fonctionne pas réellement.

Le passage aux 35 heures en a permis une partie et je continue à penser qu’il faut continuer à travailler moins car travailler plus ne sert à rien, si ce n’est individuellement à gagner plus de pognon au détriment des autres. Continuer à travailler moins veut dire aussi : obliger certains à travailler moins, ce qui, à défaut de résorber le chômage, permettra à une partie des exclus d’avoir un minimum de revenus.

De toutes manières, on n’échappera pas au fait que ce sont les 70% intermédiaires qui paieront pour la survie des autres ! Et c’est très bien ainsi… même s’il serait bienvenu d’aller chercher un peu de sous où ils sont réellement : dans les 10% « du haut ».

 

Voilà ! J’ai fait un constat : on ne s’en sortira pas avec moins de ces 20% d’exclus du systèmes, que je vais réappeler travailleurs précaires : on a bien un peu de boulot à leur filer, laver les voitures ou garder les mômes !

 

Je ne dis pas ça spécialement au hasard. Aux Etats-Unis, d’après ce que j’en crois des polars que je lis, vous avez un tas de petits boulots relativement précaires : portiers d’immeubles, gardiens de parkings, laveurs de bagnoles, …

 

Autant de types qui gagnent un salaire de misère et autant de professions qui ne sont pas « à la mode » en France, les portiers d’immeubles étant remplacés par des digicodes ! Au US aussi, rassurons-nous, ils rentrent dans précaire : pas de contrat de travail, pas de sécurité sociale, des boulots à la journée ou à la semaine, …

 

Où voulais-je donc en venir ?

C’est simple : si ce constat est vrai, toute politique économique menée doit l’être de manière à le rendre moins douloureux ! Ce qui n’empêche pas de lutter contre la précarité en cherchant un meilleur système économique.

 

Ce n’est pas gagné !

Ce n’est pas gagné non plus que j’arrête d’écrire des conneries le dimanche matin…

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Commentaires sur: "Faut-il supporter la précarité ?" (3)

  1. Il y a une notion à ne pas négliger, c’est que les 20% de précaires, ce sont toujours les mêmes, pareil pour les 3% d’en haut !
    En clair, c’est une sorte de lutte des classes alors qu’on devrait être plus mobile dans les catégories et mieux répartir richesse et misère !
    🙂

  2. Un blog de plus dans mon Netvibes, je vais finir par ouvrir un volet juste pour l’ensemble de ton œuvre bloguesque !!! :-)))

  3. Fil,

    Oui… Mais le monde est ainsi fait…

    Fil,

    4 blogs… Et toi ?

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